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Article du 9 mai 2016logolavenirrvb


Et de « un » pour Libramont, sans forcer
Libramont 67 – Pont-de-Loup 46
Grandes favorites pour le titre, les Libramontoises assument pleinement ce statut. Samedi à Bonance, elles ont parcouru la moitié du chemin les conduisant à la montée tant convoitée en R1, en remportant facilement la première manche de la finale des play-off.
Les Ardennaises ont pratiquement toujours fait la course en tête, bien que Pont-de-Loup soit revenu à deux reprises à un point (19-18, 34-33) et ait même mené une fois (8-10). À la fin du premier acte, Giberti creuse le premier écart de la rencontre. Un premier missile de Jadot à une seconde du buzzer de la fin du premier acte donne une belle avance à Libramont (17-10).  En début de 2e quart-temps, face aux cinq petites Libramontoises, Coulisse et Coubeau s’imposent sous l’anneau (19-18, 21-20). La remontée au jeu de Giberti fait du bien aux Mauves. Jean trouve la faille dans la raquette et Jadot shoote avec la même très bonne adresse. Libramont garde donc les devants à la pause (34-27).  À la reprise, Coubeau fait à nouveau la différence (34-33), alors que les Mauves restent trois minutes sans marquer. « À 34-33, j’étais confiant. Je n’ai jamais douté, assure Bruno Évrard, le coach libramontois. Mais je pensais que nous allions rencontrer moins d’agressivité défensive et que le match allait se décanter plus vite. Nous avons eu du mal offensivement, parce que nous sommes habitués à trouver des solutions rapidement. Habituellement, il suffit de poser un écran pour partir en lay-up. Ici, il faut travailler les systèmes plus longtemps. On ne sait pas le faire. Et ça nous pose quelques soucis. En nous montrant plus patient, nous aurions inscrit 80 points sans problème. »
À 34-33, Giberti débloque le marquoir pour Libramont (36-33). Et surtout, Binamé montre la voie à suivre en piquant cinq ballons. Son excellente lecture défensive du jeu tue Pont-de-Loup. Les Mauves s’envolent à 48-35 à la 30’ et même 50-35 au début du dernier acte. Pont-de-Loup, en moins de neuf minutes, a perdu neuf ballons et n’aura inscrit qu’un seul panier en onze minutes de jeu ! Malgré tout, les Lupipontaines n’abdiquent pas et reviennent à 50-42 (34’) après une bombe de Noto. Binamé, encore elle, veille au grain (53-42). Les Mauves alignent un 10-0 (60-42) et plient le match. « J’ai demandé aux filles de passer au-dessus de la barre des 20 points, déclare Bruno Évrard. Psychologiquement, c’est important. » Le message est bien passé puisque Libramont s’impose 67-46.
« Même s’il y a 20 points d’écart, au final ce n’est que 1-0, commente Didier Deyonghe, le coach de Pont-de-Loup. C’est dommage qu’on ait lâché trop vite ce match. » Le coach lupipontain ne peut s’empêcher de parler de l’arbitrage. « Nous n’avons pas reçu une seule faute de tout le 3e quart-temps, tempête-t-il. Giberti aurait dû sortir pour cinq fautes. Nous avons joué à cinq contre sept. » Libramont n’a, effectivement, pas à se plaindre de l’arbitrage, « mais cela n’enlève rien au mérite de Libramont », s’empresse de reconnaître Didier Deyonghe. Il faut dire aussi que Pont-de-Loup a très mal shooté : 17/54 à deux points, 2/13 à trois points. « Comme toutes les équipes dans notre salle », conclut Bruno Évrard.
La deuxième manche aura lieu à Pont-de-Loup, ce mercredi à 20 h 30. Si les Libramontoises s’imposent, elles seront sacrées championnes et monteront en R1. Si elles s’inclinent, une belle aura lieu samedi prochain, à Bonance

Scores par quart-temps : 17-10, 17-17, 14-8, 19-11 (67-46).
Libramont : Jacob 0+0+2+2, Binamé 0+2+4+4, Paternoster, Jean 0+5+0+6, Jadot 7+8+2+3, Lebel 0+0+2+0, Giberti 8+2+3+2, Charlier 2+0+1+2. 
Pont-de-Loup : Coulisse 0+8+0+0, D’Angelo 2+0+0+0, Huyghe 0+0+2+4, Cramazou, Marques 6+1+2+0, Noto 0+4+0+3, Brygo 0+0+0+2, Coubeau 2+4+4+2. 

Article du 2 mai 2016logolavenirrvb


R2 messieurs

La fin d’une saison éprouvante
Libramont 67 – Belleflamme 79

Il n’y aura pas de finale de play-off pour les Libramontois. Et donc encore moins de montée en D3.
Battus, samedi soir, dans leur nouvelle salle, les Ardennais ont mis fin à cette saison 2015-16 très éprouvante. Une campagne qui avait débuté l’été dernier par la blessure de Damien Gérard et qui a été marquée par de nombreux rebondissements, l’équipe étant sanctionnée d’une défaite (dévastatrice et imméritée) sur tapis vert, luttant pour son maintien jusqu’à l’avant-dernière journée de championnat et finalement qualifiée pour les play-off grâce à plusieurs désistements. « C’est la saison la plus forte en émotions, positives et négatives, que j’ai vécue, souligne le coach Laurent François. C’était une chouette saison. On ne voulait pas être éliminé des play-off en deux manches, mais il faut avouer que nous n’étions pas concentrés et déterminés comme nous aurions dû l’être pour disputer des play-off. Avec tout ce qui nous est arrivé cette année, une fois que le maintien, l’objectif prioritaire, a été acquis, voici quinze jours, la pression est retombée d’un coup. »
Un bon Libramont aurait eu toutes ses chances d’atteindre la finale. Mais les deux meilleurs marqueurs, Noël et Chalon, ont été limités à 12 points en tout et pour tout. Difficile d’émerger dans ces conditions, même avec un excellent Piette et un super Iliaens (22 points). En face, Belleflamme en voulait davantage et a très bien joué le coup.
Dans l’ensemble, les Ardennais n’ont pas bien shooté (11/34 à deux points, 11/30 à trois points et 12/22 aux lancers francs) et ont cruellement manqué de jeu intérieur.
Pourtant, en début de match, la réussite à distance est là (3/4 à trois points) et compense un manque d’agressivité, des deux côtés du terrain, et de présence dans la raquette. Libramont mène 11-8, et encore 13-12. Mais quand R. Peremans et Clavier sortent le grand jeu, les Mauves ne trouvent pas de solution pour les arrêter (14-21). Dubois s’interpose via deux missiles, mais les chiffres grimpent vite : 32-48 à la pause.
« C’est durant la première mi-temps que nous perdons le match, avec ces 48 points encaissés, commente Laurent François. Nous étions trop amorphes, trop statiques. De son côté, Belleflamme a fait ce qu’il fallait et a dominé dans les 1 contre 1, surtout sous l’anneau. Mais je suis content de la mentalité des gars. Ils n’ont rien lâché et se sont battus jusqu’au bout. »
Libramont joue mieux dans le 3e acte et revient une première fois à sept unités (47-54 à la 27’). Belleflamme se relance (53-67 à 35’), les Ardennais répliquent (66-70 à la 39’) sous l’impulsion d’Iliaens, et malgré les sorties pour 5 fautes de Legros et Noël. Mais Aussems plante alors la bombe du match et met Libramont KO pour de bon (66-73).
« On gagne dans la douleur sur la fin, parce qu’on manque de métier, mais je pense que notre victoire est amplement méritée, relève le coach liégeois Vincent Clavier. On a mené durant tout le match. On a laissé passer l’orage quand on jouait moins bien et Libramont n’est jamais parvenu à prendre les commandes. C’était très important. »
Contre Sainte-Walburge
En finale, Belleflamme affrontera Sainte-Walburge, qui s’est imposé 79-82 à Esneux, samedi, et qui a donc également décroché son ticket en deux manches. « Pour moi, c’est la plus belle équipe de la série, conclut Vincent Clavier. Ce sera à elle de le montrer sur le terrain. »

Scores par quart-temps : 14-21, 18-27, 18-13, 17-18 (67-79).
Libramont : A. Harvey, Iliaens 6+2+7+7, Noël 2+0+1+4, Legros 5+3+3+0, Dubois 0+6+0+0, Poncelet 1+0+0+0, Godfroid 0+0+0+2, Chalon 0+5+0+0, Piette 0+2+7+4, Lacroix.
Belleflamme : S. Peremans 6+0+5+3, Dheur, Moniquet, Clavier 3+8+0+3, R. Peremans 8+9+3+2, Matumuini 0+2+0+2, Walewyns, Piron 0+2+1+1, Malpas 4+3+4+1, Aussems 0+3+0+6.

R2 dames

Le naufrage total des Libramontoises
Loyers 73 – Libramont 55

Qui l’aurait cru ? Après la première manche qu’elles ont dominée de la tête et des épaules, les Ardennaises s’inclinent à Loyers. De 18 points ! Il ne s’agit là que de leur troisième défaite de la saison (en comptant la finale perdue en Coupe de Wallonie contre l’équipe R1 de Ciney). « C’est notre plus mauvais match depuis que je coache les filles (la 2e saison), déclare le coach libramontois Bruno Évrard, le lendemain de la défaite. Je n’avais pas encore vu un naufrage pareil. »
Les Libramontoises entament pourtant bien la rencontre, dans le fief de Loyers, surchauffé par les supporters des Rouges (14-25). Après trois minutes de jeu, Loyers a déjà le drapeau. Libramont va intelligemment chercher des fautes et des lancers francs (11/15)  « On devait gagner ce match les doigts dans le nez, mais la machine s’est enrayée, commente un Bruno Évrard démuni. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je ne sais pas pourquoi ça n’a plus été. Nous étions désorganisés. Il y avait des pertes de balle en veux-tu en voilà. Nous étions à côté de nos pompes. Je pense que nous en sommes en partie responsable et que Loyers est responsable de l’autre partie. Les Namuroises se jetaient sur tous les ballons. Elles prenaient des rebonds. Elles étaient en réussite et dans une spirale positive. » Une spirale que les Libramontoises ne sont jamais parvenues à casser, même après la mi-temps (33-30), lorsque tout était encore jouable. « Nous ne sommes jamais repassés devant, indique Bruno Évrard. Mises à part quelques bonnes actions, nous n’avons jamais su réagir. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans la tête des filles. »
Malgré tout, au début du dernier acte, Libramont revient à deux points de Loyers. À quatre minutes du terme, alors que l’écart est de cinq points, le coach libramontois prend son dernier temps mort. Quelques secondes plus tard, la pivot namuroise Picchione inscrit un panier sous l’anneau suivi d’un lancer franc bonus. L’écart passe à huit points. Libramont s’effondre. « Nous avons essayé toutes les défenses, tous les systèmes de jeu. Rien ne marchait », regrette Bruno Évrard, qui a aussi fait jouer Alicia Giberti. Mais la pivot ardennaise, qui revient d’entorse, n’a pas su inverser la tendance, à l’image de ses coéquipières. « Nous n’avions pas les rebonds. Il y avait plus d’envie du côté de Loyers, note le coach ardennais. Et quand le jeu ne tourne pas comme tu le veux, tu t’énerves un peu, tu manques de solidarité. C’était un off-day total. À nous de tirer les conclusions de cette défaite et de régler cela mercredi soir à la maison. »
La belle entre Libramont et Loyers se tiendra ce mercredi à 20 h à Bonance. Cette fois, les Libramontoises, sous pression, n’auront plus droit à l’erreur.

Scores par quart-temps : 14-23, 19-7, 15-14, 25-11 (73-55)
Loyers : M. Hamblenne 0+0+0+2, Brasseur 0+2+0+0, S. Ernoux 9+7+2+0, A. Ernoux 0+2+0+2, Delveaux 1+0+0+0, Picchione 3+3+0+10, L. Hamblenne 0+2+5+4, Moriame 0+0+0+3, Despontin, Kaisin 0+0+0+2, Marchand 1+3+8+2. 
Libramont : Jacob 2+2+4+0, Binamé 5+0+0+4, Paternoster 0+0+0+2, Jean 4+1+4+0, Jadot 6+0+0+2, Lebel 4+0+0+2, Giberti 0+0+2+0, Charlier 2+4+4+1. 

Article du 18 avril 2016logolavenirrvb


R2 messieurs

Mazy Spy 73 Libramont B 58

Avant de recevoir Libramont B, Mazy, le leader incontesté et incontestable de la série, toujours invaincu, n’avait gagné qu’à trois reprises de moins de 20 points, dont une seule fois à la maison. Les Brabançons ont donc moyennement apprécié être à ce point accroché par les avant-derniers du classement. D’autant plus, que Libramont était privé de Lesgardeur (bras) et Desousa. Les Ardennais ont mal débuté la rencontre (15-5), avant de limiter la casse (22-13 à a 10’). Dans le 2e acte, emmené par un Legrand en verve offensive, Libramont B revient à 32-28 à la 15’. « Et le match est parti en sucette, commente Laurent François. J’avais pris une technique au 1er quart-temps en m’énervant sur deux ou trois erreurs d’arbitrage. La technique est partie très vite. Puis les arbitres ont commencé à compenser. À Mazy, ce sont des nerveux. » Quand les Brabançons ont vu les Libramontois revenir au score, ils ont perdu leur calme. Sur l’ensemble de la rencontre, huit fautes techniques ont été distribuées ! (deux pour Libramont, six pour Mazy). Mais les Libramontois n’en ont pas profité, et le leader a repris logiquement les devants (43-32 à la mi-temps) et a accentué encore son avance à la reprise (48-32). Libramont était encore en mesure de réduire l’écart et de semer un peu de doute dans la tête des Brabançons, mais pas de revenir au score.

Mazy-Spy 73 – Libramont B 58

Scores par quart-temps : 22-13, 21-19, 13-7, 17-9.

Libramont B  : Godfroid 4+0+0+10, Legrand 4+13+2+5, Lacroix, Harvey 3+2+0+2, Pittie, Gérard 2+4+1+2, Kroell 0+0+4+0.

R2 dames

Libramont 64 – Ciney B 38

Les Libramontoises poursuivent leur promenade de santé avant les play-off.  Comme à leur habitude face aux équipes qui évoluent plus bas que le top 4, la messe est dite dès la mi-temps (37-16). « Nous nous sommes montrés très efficaces, très rapides et très physiques, résume le coach Bruno Évrard. C’était une excellente première mi-temps. » Les Ardennaises reprennent après la pause avec la même efficacité (7-0), puis elles se relâchent. « Ciney était plus en réussite et nous moins, relate Bruno Évrard.  Nous pensions être mis davantage en difficulté vu le match-aller (47-62). »

Signalons que Charlotte Binamé (petite entorse) a peu joué.

Libramont 64 – Ciney B 38

Scores par quart-temps : 18-7, 19-9, 12-10, 15-12.

Libramont : Jacob 0+3+0+2, Binamé, Paternoster, Jean 0+7+0+2, Jadot 0+2+7+5, Lebel 1+2+2+2, Giberti 5+5+0+4, Charlier 12+0+3+0.

Spirou Monceau C 50 Libramont 94

Face aux avant-dernières du classement, les Libramontoises ont déroulé, à six contre sept (Binamé n’a pas joué, petite entorse).  « Nous avons bien joué offensivement, commente le coach Bruno Évrard. Mais on voyait tout de suite que la concentration n’était pas la même que contre Ciney. Défensivement, nous n’étions pas au top. 

Spirou Monceau C 50 – Libramont 94

Scores par quart-temps : 15-26, 10-29, 15-13, 10-26.

Libramont : Jacob 4+5+3+1, Paternoster 4+0+0+6, Jean 2+4+2+6, Jadot 4+3+6+0, Lebel 2+8+0+10, Giberti 4+4+0+0, Charlier 6+5+2+3. 

 

Article du 11 avril 2016logolavenirrvb


Maintien quasi acquis pour Libramont A

Première régionale (R1H)

Libramont 92 – Waterloo 79
Les Libramontois ont fait un grand pas vers le maintien en s’imposant contre Waterloo. Mais le maintien en R1 n’est pas encore acquis à 100 %. Il pourrait y avoir jusqu’à quatre descendants dans la division. Les Ardennais suivront donc attentivement les résultats d’Andenne, Esneux, Fleurus ou encore Waterloo dans les semaines qui suivent. Eux seront au repos jusqu’au 23 avril, date de leur dernière rencontre de championnat, à l’Atlas Jupille.
Les hommes de Laurent François ne pouvaient pas rêver plus belle manière d’inaugurer leur nouvelle salle. Lors du seul et unique match qu’ils disputeront cette saison dans ce magnifique écrin, ils ont pris d’emblée la mesure de Waterloo. Via Chalon, Legros, Poncelet et Iliaens, Libramont mène 16-6, avant que les Brabançons ne rentrent dans la rencontre (16-12).  Le premier acte s’achève finalement sur le score de 20-14. Iliaens commence alors son festival à trois points (3/3). Matthieu Harvey et Godfroid lui emboîtent le pas (37-25). Mais Waterloo revient juste avant la pause (46-38). « Marquer 46 points en une mi-temps, dans une nouvelle salle, ce n’est pas mal du tout, salue le coach Laurent François.  Défensivement, nous étions trop laxistes. Nous avons laissé trop de rebonds offensifs à Waterloo. Malheureusement, nous nous sommes laissés distraire par les soucis de marquoir (NDLR : le marquoir est relié par une connexion wi-fi à la table. Connexion qui s’est révélée défaillante. Le marquoir s’éteignait régulièrement. À la 24’, les arbitres ont d’ailleurs demandé au club d’utiliser un marquoir de rechange). »
À la reprise, plus déterminés et concentrés que jamais, les Libramontois s’envolent à 64-50, via Poncelet et Chalon. Dans le dernier acte, l’écart est même monté à 78-60. Libramont n’a plus eu qu’à gérer. Deux nouvelles bombes d’Iliaens assurant totalement la victoire. « C’est un ouf de soulagement », conclut Laurent François, bien conscient de l’importance de cette victoire.

Deuxième régionale (R2H)

Libramont B 73 – Nivelles 64
Très belle victoire pour l’honneur. Condamnés à la relégation, les Libramontois tiennent à ne pas terminer lanterne rouge. Avec ce succès, ils mettent deux longueurs entre eux et Genappe.
Comme souvent depuis le deuxième tour, les Ardennais entament bien la rencontre (23-12). « Nivelles nous laissait des paniers faciles en un-contre-un, explique le coach Laurent François. Et Gérard s’est imposé à l’intérieur. » Comme souvent aussi, les Ardennais se sont relâchés. Résultat des courses : à la mi-temps, tout est à refaire (41-40). « Au moment des rotations, nous étions plus laxistes, regrette Laurent François, qui a poussé une gueulante dans les vestiaires, ne cautionnant pas que les rotations sapent le travail effectué lors du premier acte.
En deuxième mi-temps, les choses reviennent dans l’ordre, et Libramont, emmené par Godfroid et Lesgardeur, repart de plus belle vers l’avant. Dans le dernier acte, les Ardennais ont très bien géré leur avance.
Deux victoires pour inaugurer la nouvelle salle, les Libramontois n’en demandaient pas plus.

Libramont A
Scores par quart-temps : 20-14, 26-24, 22-19, 24-22 (92-79).
Libramont A  : M. Harvey 0+4+0+2, A. Harvey 1+0+0+5, Iliaens 2+9+5+6, Noël 5+0+0+2, Legros 3+0+0+5, Poncelet 3+0+6+2, Godfroid 0+7+0+0, Chalon 6+6+11+2.
Libramont B
Scores par quart-temps : 23-12, 18-28, 17-12, 17-12 (73-64).
Libramont B : Martin, Toussaint, Godfroid 3+0+6+8, Desousa 2+0+2+0, Jadot, Lesgardeur 2+3+5+0, Legrand 2+9+3+6, Lacroix 6+0+0+0, Harvey 4+2+1+1, Pittie, Gérard 4+4+0+2.

Laurent François refuse la D1

Le coach libramontois Laurent François a reçu une proposition pour devenir assistant-coach du Basic-Fit Bruxelles, en D1. Une proposition qu’après mûre réflexion, il a refusée. « Cela n’a pas été un choix facile », confie-t-il, honoré qu’on ait pensé à lui. La situation géographique et la famille auront pesé plus lourd dans la balance que le défi sportif.

R2D : Marion Jourdan, out jusqu’à la fin de saison

Ottignies 52 – Libramont 79
Les Libramontoises dominent tellement le championnat, qu’on en ferait vite la fine bouche, lorsqu’elle n’atomise pas un adversaire du milieu de tableau. À Ottignies, elles mènent (seulement) 22-29 à la mi-temps. Un faible écart qui ne ressemble pas au jeu habituellement développé par les Ardennaises.  Elles ont pourtant très bien entamé la rencontre (3-10) avant de voir Ottignies prendre les devants (17-16). Un panier de Lebel et une bombe de Jadot remettent alors les choses à leur place (21-16). Il n’empêche que la machine à marquer qu’est Libramont tarde à démarrer. « On a fait soft pendant les vacances de Pâques, explique le coach Bruno Évrard. Il fallait se remettre dans le rythme. » C’est chose faite à la reprise. Alors que Binamé, puis Giberti alignent les paniers, les Ardennaises défendent comme des guerrières et restent sept minutes sans encaisser. Le match est plié (22-42). Elles n’ont ensuite plus eu qu’à gérer. « Nous avons beaucoup mieux joué en deuxième mi-temps, souligne Bruno Évrard. Bizarrement, c’est là qu’on encaisse le plus. » Un détail qui n’entache pas ce bon match de reprise. Par contre, comme les Ardennaises le craignaient, la meneuse Mario Jourdan a rejoint l’infirmerie pour un sacré bout de temps. Elle devra se faire opérer des ligaments croisés. Une très mauvaise nouvelle à l’aube des play-off.

Libramont
Scores par quart-temps : 15-16, 7-13, 9-26, 21-24 (52-79).
Libramont : Jacob 1+0+0+0, Binamé 8+1+9+5, Paternoster 0+3+0+0, Jean 0+0+0+6, Jadot 2+5+6+2, Lebel 1+2+0+0, Giberti 2+2+9+0, Charlier 2+0+2+11.

Article du 23 mars 2016logolavenirrvb


« La peur de descendre revient »

Libramont ne pense plus aux play-off, mais au maintien. La sanction de l’AWBB pourrait peser très lourd lors du décompte final.

Les Libramontois ont laissé passer une belle occasion de se relancer, samedi, contre Fleurus (69-79). Après une très bonne première mi-temps, ils n’ont plus eu les ressources morales pour répondre aux Hennuyers. « On jouait un peu en surrégime en début de match. On était sur un petit nuage, commente le président Thierry Hennico. Puis la machine s’enraye et eux se mettent en marche. Nous avions trois rotations en moins (Rion, Iliaens et Godfroid), cela joue. Et nos pivots étaient un peu émoussés en fin de partie. Mais nous n’avons pas à rougir de cette défaite. »
On peut mettre ce revers sur le compte de l’après-coup de la sanction infligée par l’AWBB la veille, vendredi.
Rappelons que les Ardennais ont perdu sur tapis vert (score de forfait) leur match à Saint-Walburge, alors qu’ils l’avaient emporté sur le terrain, parce que John François, inscrit pour une fois comme délégué, n’était pas en ordre d’affiliation.
Une sanction logiquement mal perçue à Libramont.
« C’est une sanction sans commune mesure avec l’erreur, estime Thierry Hennico. L’erreur, on l’a commise, on ne discute pas. Mais il y a le règlement et le bon sens. Là, on va mettre en jeu la saison complète d’une équipe, pour un problème administratif et pas sportif. Et sans même avoir eu d’avertissement, on arrive directement à un forfait. Le délégué habituel n’était pas là et on a fait passer John François d’assistant-coach à délégué. Les arbitres ont signé la feuille et ont donc cautionné le nom de John en tant que délégué, alors qu’il manquait même sa date de naissance. Ce qui a d’ailleurs débouché sur la vérification de son affiliation et la sanction. Apparemment, si on n’avait simplement pas mis de délégué sur la feuille, on n’aurait pas eu de forfait, mais une amende… »
« Quatre points de moins »
Ce forfait signifie que Libramont n’a même pas le point de la défaite.
« En réalité, cela nous fait quatre points en moins, relève le président libramontois. Ou deux victoires en moins. C’est pareil. Dorénavant, en cas d’égalité au nombre de victoires en fin de championnat, que ce soit avec Esneux, Waterloo ou Mont-sur-Marchienne, il nous manquera un point. On ne regardera même pas les avérages. »
On l’a compris, il n’est évidemment plus question de play-off à Bonance. Alors que l’équipe pouvait espérer décrocher sa qualification grâce à cette victoire inattendue à Sainte-Walburge…
« Les play-off, on n’en parle plus. On va essayer de sauver les meubles, poursuit Thierry Hennico. La peur de descendre revient. Contre Fleurus, pour moi, ça a joué. On commence à trop réfléchir sur le terrain, chaque panier devient important et on a la main qui tremble. »
Les Ardennais ont, à présent, quinze jours pour se refaire une santé morale et se préparer pour les deux derniers matches, qui s’annoncent décisifs, contre Waterloo (9 avril) et à Atlas Jupille (23 avril).
« Il risque bien d’y avoir quatre descendants (NDLR : cela dépendra du nombre de descendants francophones de D3 en R1), donc il faut laisser quatre équipes derrière nous, note Thierry Hennico. En laisser trois derrière nous, ça ira. Mais pour la quatrième, ce fameux point du forfait risque de nous coûter cher. En tout cas, les deux derniers matches sont à notre portée. Et normalement, il n’y aura pas d’absent. Sauf blessure, l’équipe sera au complet. Il faudra bien sûr faire 2/2, mais on n’a pas toutes les cartes en mains. Cela dépendra aussi des résultats des autres. »

Nouvelle salle : réunion ce jeudi

À Libramont, faut-il le rappeler, la nouvelle salle est attendue depuis… l’été dernier ! Alors qu’en est-il ?
« Les anneaux ont été vissés ce mardi matin, indique le président Hennico. Il restait aussi à effectuer les branchements électriques. Nous avons une réunion ce jeudi soir avec le gestionnaire de la salle, qui nous donnera les informations pratiques de l’utilisation de la salle. On espère pouvoir y aller dès mardi prochain et que toutes les équipes jouent là-bas à partir du samedi 9 avril. Sauf les dames (R2), qui finiront le championnat et disputeront les play-off à Bonance. »

Article du 21 mars 2016logolavenirrvb


En R2D

Herve-Battice 48 Libramont 76

Les Ardennaises ont mal entamé la rencontre (5-4 à la 5’). « Il y avait des ratés des deux côtés, note le coach Bruno Evrard. Un peu comme à Loyers (NDLR : mercredi), nous avons eu du mal à nous mettre dedans. Après, la machine s’est mise en route. » Et une fois que la machine libramontoise se met en route, elle est très difficilement arrêtable. Dans le 2ème  acte, avec Jean et Lebel à la conclusion, les Libramontoises ont pris la poudre d’escampette. « Une fois que l’écart est passé au-dessus des dix points, le match était fini », ajoute le coach libramontois.
Au retour des vestiaires, les Ardennaises ont encore appuyé sur le champignon. Notons qu’elles étaient privées de Charlier, absente pour raison privée.
Libramont
Scores par quart-temps : 11-13, 11-26, 7-21, 19-16 (48-76).
Libramont : Jacob 0+2+0+1, Jourdan 0+0+0+2, Binamé 2+3+1+2, Paternoster 0+0+2+0, Jean 2+8+3+7, Jadot 5+0+5+0, Lebel 0+9+6+0, Giberti 4+4+4+4.

En messieurs : Les Libramontois n’ont plus le moral

Première régionale

Libramont 69 – Fleurus 79

La défaite administrative concernant le match (gagné sur le terrain) à Sainte-Walburge, annoncée vendredi après-midi, a laissé des traces à Libramont.
C’est une équipe sans âme, et sans moral, qui a joué samedi, face à une formation de Fleurus tout à fait abordable. Et dès que les Hennuyers ont pris les commandes de la rencontre, au début de la seconde mi-temps, c’en était fini pour les Ardennais, incapables de réagir, de trouver les ressources, pour renverser la situation.
« Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs, commente un Laurent François touché, lui aussi, au moral. On n’a eu l’appui de personne, ni de l’AWBB, ni du public. Moi, j’aurais abandonné avant la fin du match. De toute façon, aujourd’hui, un championnat ne se joue plus sur le terrain. Je suis dégoûté. J’en ai vraiment marre. Vendredi soir, je voulais arrêter le basket. C’était mon 77e  entraînement de la saison. Tout cela pourquoi ? »
Les Libramontois entrent pourtant bien dans le match. Emmenés par un Matthieu Harvey intenable, ils filent à 18-10 à la 5’. Ils perdent ensuite leur belle réussite offensive et Fleurus en profite pour recoller à 20-20. Mais Piette et Noël relancent aussitôt les Mauves (26-22 à la 10’). Libramont met son jeu collectif en évidence durant le deuxième quart-temps et garde ainsi la mainmise sur le match : 32-25, 39-30 (17’) et 44-37 au repos, après un missile de Noël.
Changement de physionomie, toutefois, dès la reprise. Fleurus remonte son handicap en à peine deux minutes, face à un Libramont spectateur et maladroit. Laurent François tente de secouer ses hommes (46-49 à la 24’), et Dubois, à trois points, et Legros réagissent (53-52), mais cela ne dure pas : 57-60 à la demi-heure. Et rebelote dans le dernier acte. Fleurus creuse beaucoup trop facilement l’écart (58-68 à la 34’), alors que les Ardennais doivent attendre 5’47’’ pour inscrire un panier de plein jeu, signé Noël : 60-68. Trois lancers de Noël et une bombe de Dubois ramènent tout de même l’espoir (67-74), mais encore une fois, c’est Fleurus qui gère intelligemment les derniers échanges.
« Nous avons livré une très bonne première mi-temps, analyse Laurent François. Les gars ont parfaitement respecté le plan de match. Ensuite, nous n’avons plus shooté aussi bien et nous avons commis plusieurs pertes de balle dès l’entame de la deuxième mi-temps. Cela a conditionné la suite. Nous avons aussi raté trop de lancers francs. La tête a pris le dessus. Quand on a le moral, on sait réagir, mais là… Il n’y a pas eu d’étincelle. C’est dommage, parce que nous avons eu le match en mains. » Nul doute que le break des deux prochains week-ends va faire du bien aux Mauves.

Scores par quart-temps : 26-22, 18-15, 13-23, 12-19 (69-79).
Libramont A : M. Harvey 10+3+0+0, A. Harvey 0+0+2+0, Noël 5+3+0+7, Legros 2+2+3+1, Dubois 0+2+5+3, Poncelet 2+2+0+0, Chalon 3+4+2+1, Piette 4+2+1+0.

Deuxième régionale

Libramont B 47 – Visé 92

Les Libramontois, avant-derniers du classement, n’ont pas fait le poids contre Visé, troisième. « Pour moi, et je l’avais déjà dit au premier tour, Visé est la plus belle équipe de la série, rappelle le coach Laurent François. Pas au niveau des individualités, mais au niveau de la circulation du ballon, du jeu proposé et de l’intelligence de jeu. Dès que tu fais une erreur défensive, Visé en profite et va chercher l’homme seul. Nous, à l’inverse, nous avons manqué de mouvements sans ballon. Nous n’étions plus dans la dynamique du mois dernier. »
Du coup, l’écart est rapidement monté à dix points, pour pratiquement atteindre la barre des trente unités à la mi-temps (23-56). Si l’absence de Godfroid (ski), meilleur marqueur de l’équipe, s’est fait sentir, Libramont a également perdu beaucoup de ballons. « Et nous étions trop permissifs en défense », ajoute Laurent François.
La réaction est venue dans le 3e  acte. Trop tard. « Nous n’avons rien à revendiquer, conclut le coach. La défaite est logique, mais un peu dure dans les chiffres. Elle montre toutes les carences que nous avons eues durant la saison. »
Scores par quart-temps : 13-27, 10-29, 13-15, 11-21 (47-92).
Libramont B : Gérard 4+2+9+4, Lacroix 0+0+0+3, Kroell Clausse 0+2+0+0, Lesgardeur 0+0+2+0, Desousa 0+0+0+2, Michel 0+1+0+0, A. Harvey 7+5+0+0, Legrand 2+0+2+2, Martin, Jadot, Pittie, Toussaint.

Article du 16 mars 2016logolavenirrvb


Inès Jadot : « J’avais envie de taper dans les mains de Laloux »

Pour Inès Jadot, disputer une finale de Coupe de Wallonie contre ses amies, a été difficile. Les Libramontoises ont à cœur de renouer, ce soir, avec la victoire. Et avec la manière.

Inès Jadot, comment avez-vous vécu cette finale de coupe AWBB contre Ciney?
C’est étonnant qu’on soit resté pas loin de Ciney longtemps, alors qu’on ne jouait pas bien en attaque. Je pense que les Cinaciennes devaient être stressées. Mais on n’a jamais vraiment su organiser notre jeu. On a toujours éprouvé des difficultés face aux défenses agressives. Et là, elles sont agressives à tous les postes. On n’a pas l’habitude de jouer face à une telle pression.
Vous étiez opposée à d’anciennes coéquipières, des copines. Sympa?
Ce n’était pas facile de jouer contre mes copines. Cette Coupe, on l’a déjà gagnée ensemble. Chaque fois que Coralie Laloux ratait un lancer franc, j’avais envie de lui taper dans les mains. C’est difficile. J’aurais préféré affronter une équipe que je déteste.
La différence principale entre les deux équipes: le banc?
L’expérience de ce genre de match d’abord. Et puis le banc. Quand une bonne joueuse de Ciney sortait, on se disait «ouf». Mais en fait, c’est une joueuse de niveau égal qui montait au jeu. Nous, on a des jeunes, qui n’ont pas l’expérience de ce genre de match. C’est normal. Elles en acquerront petit à petit.
La priorité est donc de renforcer le banc en vue de la montée en 1re régionale?
C’est clair. Pour être honnête, je ne sais pas trop si ça bouge, et ça me fait un peu peur (NDLR: des contacts ont été pris, mais n’ont pas encore abouti). Le problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de jeunes à Libramont sur lesquelles on peut compter. Heureusement, nous avons toutes dit qu’on restait si on montait en R1 (NDLR: à l’exception de Lebel, qui irait en P1).
Deux jours après cette finale perdue, la déception est-elle oubliée?
Cette finale, ce n’était que du bonus. Je suis déçue parce que nous n’avons pas su développer notre jeu offensif habituel, mais j’ai déjà connu des finales où j’étais plus déçue que cela. Nous sommes vraiment concentrées sur la suite. Je ne pense pas qu’on va longtemps ressasser cette finale. Nous devons tout de suite nous reprendre contre Loyers (NDLR: ce mercredi soir). Et avec la manière.
Libramont compte jusqu’à cinq matches de retard sur certaines équipes de la série. Il vous reste donc huit rencontres à disputer avant d’entamer les play-off. Comment l’équipe se sent-elle avant ce marathon?
En confiance et concentrée. Nous savons ce que nous avons à faire pour atteindre notre objectif (NDLR: la montée). On ne devrait pas commettre de faux pas d’ici la fin du championnat, bien que je me méfie du déplacement à Cointe (30 mars) et du match contre Boninne (23 avril).
Ne craignez-vous pas que ce marathon entame votre condition physique avant d’aborder les play-off?
Non, justement, cela va la renforcer. Moi à la limite, je suis contente. Je préfère jouer un match que m’entraîner. C’est bien pour se préparer. Je pense qu’on est toutes sur la même longueur d’ondes là-dessus.
Vous avez souffert de la thyroïde. Comment vous sentez-vous?
Avant de disputer la finale, cela faisait deux semaines que je ne m’étais pas entraînée, mais je sentais que je pouvais jouer. Mon traitement a commencé et je pense que les médicaments font effet (NDLR: elle souffrait de tachycardie). Je n’aurai pas de problèmes à jouer.

Article du 14 mars 2016logolavenirrvb


Libramont a peiné offensivement

Les Libramontoises n’ont pas soulevé la coupe AWBB pour la seconde fois de leur histoire. Tout comme il y a quatre ans, contre Prayon, elles se sont inclinées en finale. Contre Ciney, cette fois.
« Même si je n’ai pas de regret par rapport à cette finale, on espère toujours plus, commente la Libramontoise Angélique Charlier, quelques minutes après le coup de sifflet final, hier soir, à Jumet. On a réalisé un beau parcours pour en arriver là. Je suis bien déçue. Même si Ciney est la première équipe que je rencontre de ce niveau, en régionale. »
Face à la belle agressivité défensive des Cinaciennes, les Ardennaises n’ont, comme de fait, jamais vraiment trouvé de solutions. Même si elles ont accroché les deuxièmes de R1 jusqu’à la mi-temps.
L’avance de cinq points concédée à Libramont du fait de la division d’écart a rapidement disparu. Après deux minutes de jeu, le marquoir affiche déjà 8-7. Durant un peu plus de dix minutes, les deux finalistes vont se livrer à un chassé-croisé. Si Ciney rate ses shoots ouverts, Jacob ou Charlier loupe sous l’anneau. Malgré tout, sur un panier à distance de Jadot, Libramont mène 22-25 à la 14’.
Mais en moins de deux minutes, Ciney creuse le premier écart significatif de la finale (30-25), à l’aide de trois paniers de contre-attaque. Le banc libramontois n’est pas à la hauteur du banc cinacien. Bruno Evrard prend temps-mort, Charlier et Giberti remontent au jeu. Libramont calme les ardeurs cinaciennes (40-34 à la pause). Mais au retour des vestiaires, c’est à nouveau Ciney qui prend les commandes, emmené par Laloux, adroite à distance (44-34, 50-41 à la 28’ et 54-45 à la 30’). Jacob inaugure le dernier acte de deux lancers francs (54-47). Tout est encore possible pour Libramont. À la condition de se dépêtrer enfin dans la défense agressive des Cinaciennes. C’est l’inverse qui se produit. Lebrun et Marteau tuent tout suspense (65-50 à la 35’). Le reste de la finale est anecdotique.
« Je pense que nous aurions pu être plus accrocheuses, estime Roxane Paternoster, qui jouait là sa troisième finale. Ciney joue un cran physiquement au-dessus d’Andenne ou Ottignies (NDLR : que Libramont avait battu lors des tours précédents). Mais nous aurions dû nous montrer plus organisées en attaque et en défense. »
Les Ardennaises ne se sont jamais vraiment remises du premier écart creusé avec les trois paniers de contre-attaque de Ciney. Des paniers évitables. Elles ont aussi été dominées au rebond. Offensivement, elles ont éprouvé de grosses difficultés à se créer des shoots ouverts. « Mais ça reste sympa de jouer un match contre une équipe de 1re  régionale », retient Roxane Paternoster.
Quant aux Cinaciennes, si elles ont bien shooté à l’extérieur de la raquette (17/31 à deux points), il a fallu attendre le buzzer final pour qu’elles inscrivent un « trois points ». Après quatre tentatives manquées en première mi-temps, elles ont eu l’intelligence de shooter plus près de l’anneau, et de ne pas forcer.
Les Ardennaises ne sont pas restées déçues bien longtemps, et elles n’ont pas oublié de baptiser leur Coupe de finaliste. « C’était ma première finale. C’est normal d’être déçue. Mais je pense que j’en vivrai d’autres avec Libramont », annonce Angélique Charlier. En attendant, les Ardennaises tournent déjà leur regard vers l’objectif n° 1 de la saison : le titre et la montée en 1re  régionale.■

Scores par quart-temps : 18-18 (+5), 22-16, 14-11, 19-9 (73-54).
CINEY : Witpas 0+6+0+0, Pirlot 0+2+0+0, Marteau 6+2+2+9, Michel 2+2+2+0, Lebrun 0+2+2+6, Dewez 0+4+2+0, Bottriaux 4+2+0+0, Laloux 6+2+6+4, Giaux.
LIBRAMONT : Jacob 1+0+2+2, Jourdan, Binamé 2+2+1+0, Paternoster, Jean 0+2+0+0, Jadot 0+2+0+0, Lebel 0+3+0+1, Giberti 8+0+2+0, Charlier 2+7+6+6.

Article du 13 mars 2016logolavenirrvb


Libramont, avec un Noël « irréel »

Sainte-Walburge  79 Libramont  88
Les Libramontois, privés de Godfroid (ski) et Rion (retour de voyage), ont créé la surprise, samedi, en s’imposant à Sainte-Walburge, alors deuxième de la série.
Sur leurs six dernières sorties, les Ardennais ne s’étaient imposés qu’à une seule reprise. C’est dire si cette victoire fait du bien.  Pour aller la chercher, ils ont pu compter sur un Antoine Noël en état de grâce. « Il était irréel », commente son coach Laurent François. L’Ardennais a inscrit 44 points, dont cinq bombes.
Libramont a mené durant pratiquement toute la rencontre, sauf en début de deuxième mi-temps (de 38-41 à la pause, le score est passé à 50-44 à la 24’). « Sainte-Walburge nous a pris un peu de haut en 1re mi-temps et nous avons saisi l’opportunité qu’on nous a donnée, constate Laurent François. Nous étions bien appliqués défensivement et Antoine Noël a fait son show (27 points). J’attendais une réaction de Sainte-Walburge en 2e mi-temps. Elle est arrivée. Les Liégeois ont joué cinq minutes à leur niveau. J’ai pris temps-mort. Et on a eu de la chance. On s’est remis directement dans le match par une “bombe” de Legros et un panier de Noël (50-49). »
Les Mauves ont continué sur leur élan (61-75). Les Liégeois sont revenus à 72-77 à deux minutes du terme.  Chalon a assuré la victoire des siens derrière la ligne des lancers francs. « À part ce trou de quatre minutes, nous avons été solides tout le match, salue Laurent François. Toute l’équipe a bien défendu. Poncelet et Piette se sont bien battus au rebond. »
Libramont  72 Mont-sur-Marchienne  56
Deuxième victoire du week-end, hier après-midi, pour les Libramontois. « Le maintien est quasi assuré », estime le coach Laurent François. Les Ardennais ont creusé l’écart dans le deuxième quart-temps grâce à une super défense. « On a défendu de manière extraordinaire tout le match, commente Laurent François. En trente minutes, on n’avait encaissé que 38 points. »
Il faut rappeler que Mont-sur-Marchienne est l’une des meilleures attaques de la division. « On a bien bloqué leurs intérieurs, poursuit le coach. On était bien sur les un-contre-un. On a pris les rebonds. On sortait sur tous les shoots. Et Arnaud Chalon a tiré l’équipe offensivement. »
Libramont a compté jusqu’à 18 points d’avance, mais Mont-sur-Marchienne est revenu à 56-47 et 59-50 dans le dernier acte. « Durant la dernière minute, il y a eu temps-mort sur temps-mort, car les deux équipes pensaient à l’avérage », ajoute Laurent François. Un avérage qui pourrait être déterminant dans l’optique des play-off. Il est en faveur de Mont-sur-Marchienne. Libramont s’était incliné là-bas 102-82.■

Article du 13 mars 2016logolavenirrvb


Sainte-Walburge – Libramont
Scores par quart-temps : 14-21, 24-20, 18-20, 23-27 (79-88).
Libramont : M. Harvey 5+0+0+4, A. Harvey 0+0+1+0, Iliaens 2+0+0+3, Noël 12+15+10+7, Legros 0+0+8+0, Dubois 0+0+1+0, Poncelet 0+1+0+0, Chalon 0+2+0+13, Piette 2+2+0+0.
Libramont – Mont-sur-Marchienne
Scores par quart-temps : 20-19, 16-7, 18-12, 18-18 (72-56).
Libramont : M. Harvey 0+0+1+2, A. Harvey 1+3+0+4, Iliaens 0+6+2+2, Noël 2+0+2+2, Legros 4+0+2+3, Dubois, Poncelet 2+2+0+0, Chalon 11+3+9+3, Piette 0+2+2+2.

 

`Article du 09 mars 2016logolavenirrvb


Elodie Jacob : « Chez nous, on peut faire peur »

Les Libramontoises surclassent leur série. Le titre leur semble promis. Excès de confiance en vue ? « Non », assure Jacob.

Celles et ceux qui n’ont pas assisté au match ont dû écarquiller les yeux à la lecture du score. Libramont a bel et bien surclassé Pont-de-Loup, alors deuxième de la série : 67-41 ! Et sans Inès Jadot, s’il vous plaît. L’Ardennaise Élodie Jacob, qui a livré une superbe prestation, ne s’attendait pas à une victoire aussi facile. « Avec un tel écart, non, commente-t-elle. Mais je n’ai pas senti de stress de l’équipe par rapport à ce match. On était bien préparé. On s’est bien appliqué aux entraînements. Ça faisait du bien d’avoir un bon match de basket. »
Au vu de ce match, on voit mal comment le titre et la montée pourraient cette année échapper aux Libramontoises. « Quand on voit ce match, on doit monter, c’est clair, confirme Élodie Jacob. On a prouvé ce qu’on valait. Et en play-off, on aura Inès (Jadot) en plus. Toute la saison, on n’a jamais connu de baisse de régime, même contre les équipes plus faibles. Nous jouons tous les matchs à fond. Nous ne lâchons rien. On est une équipe composée de joueuses de caractère. »
La confiance est clairement dans le camp des Ardennaises. Mais surclasser à ce point un futur adversaire de play-off, ne procurerait-il pas un excès de confiance avant d’aborder l’épreuve décisive ? « Je ne pense qu’on aura du tout un excès de confiance, rétorque la pivot ardennaise. Libramont est passé deux fois à côté de la montée. Justement, on sera attentive à ne pas avoir d’excès de confiance. Cette victoire contre Pont-de-Loup, elle fait du bien au moral. Mais nous gardons nos distances par rapport à ce match. La défense de Pont-de-Loup n’était pas très physique. Cette victoire nous réconforte et elle peut faire peur aux équipes qui viendront chez nous. Sur notre terrain, nous avons un avantage. »
Rester à Bonance, de la superstition ?
Les Ardennaises y tiennent tellement à leur terrain de Bonance qu’elles ont décidé d’y terminer la saison, même si elles reçoivent le feu vert pour jouer dans la nouvelle salle, à côté de la Halle aux Foires.  Ne seraient-elles pas superstitieuses, ces Ardennaises ? « Je suis mitigée, répond Élodie Jacob. Pour moi, une salle ou l’autre, vu notre équipe, ça ne changera rien. Mais la salle de Bonance reste un atout. Les autres équipes n’aiment pas jouer chez nous. Est-ce qu’on a besoin de cette salle ? Non, je ne le pense pas. Mais vouloir y rester prouve bien qu’on ne sera pas en excès de confiance. »
Et comme le fait remarquer Inès Jadot : les Libramontoises, en trois saisons, n’ont perdu que deux fois à Bonance en championnat (en 2014, en demi-finale de play-off contre Schaerbeek, en 2015, en finale de play-off, contre Fleurus).
Une prestation cinq étoiles
Si Libramont n’a pas dû forcer son talent pour mettre 26 points dans la vue de Pont-de-Loup, une Libramontoise était particulièrement omniprésente des deux côtés du terrain : Élodie Jacob. Si l’ancienne Tintignolaise a éprouvé quelques difficultés la saison passée à trouver pleinement sa place dans le jeu libramontois, c’est dorénavant du passé. Samedi, elle a livré l’un des plus beaux matchs de sa saison. « Il y a aussi celui à Andenne (NDLR : une équipe de R1, en quart de finale de la coupe AWBB), avance Élodie Jacob. J’aime bien les matchs plus difficiles. Je n’ai pas de satisfaction à jouer contre les équipes plus faibles. J’aime les matchs où il faut se surpasser. » D’ailleurs la Libramontoise ne se voit pas encore disputer une nouvelle saison en R2. Comme ses coéquipières, elle ne voit pas d’alternative, la saison prochaine, que la R1.

Article du 07 mars 2016logolavenirrvb


EN R2D
Libramont, plus que jamais leader
Libramont 67 – Pont-de-Loup 41
La première place et l’avantage du terrain en vue des play-off semblent acquis pour les Libramontoises. Leader incontesté de la série, Libramont a dominé de la tête et des épaules Pont-de-Loup, deuxième au classement. Samedi soir, les Lupipontaines n’ont eu voix au chapitre que durant le round d’observation (4-3). Les Ardennaises ont tué dans l’œuf ce match au sommet, sans forcer leur talent et sans Inès Jadot (malade). Elles ont clairement envoyé un message à leurs futurs adversaires en play-off. « C’est ce qu’on voulait, commente le coach Bruno Évrard. À Pont-de-Loup, on aurait voulu s’imposer avec plus d’écart. On a gagné d’un point, parce qu’on a fait n’importe quoi.  »
Cette fois les Ardennaises n’ont jamais été inquiétées.  Sans jouir d’une grande réussite, elles se sont vite envolées à 14-5, puis 21-7 à la fin du 1er acte. L’écart n’est jamais passé sous la barre des dix unités. Il s’est stabilisé dans le 2e acte, quand Pont-de-Loup a opté pour une défense en zone.  Au retour des vestiaires, Giberti, à distance, et Jacob, en puissance et en vitesse sous l’anneau, ont emmené Libramont à 49-23 à la 25’. Pont-de-Loup n’a jamais été en mesure de relever la tête. « Ce qui me fait plaisir, ce sont les 41 points encaissés, avance Bruno Évrard. Nos systèmes défensifs sont efficaces. Et la défense, on l’aura toujours.  » Il faut dire que les Lupipontaines n’avaient pas du tout de réussite. Mais les Libramontoises ont tout de même récupéré une vingtaine de ballons sur la partie, grâce à leur placement et leur agressivité défensives. Derrière, Binamé et Jacob ont livré une grosse prestation. Devant, Libramont jouait collectivement un cran au dessus. Ce duel au sommet, qui a viré à la démonstration, gonfle encore la confiance des Ardennaises avant les play-off.
Libramont
Scores par quart-temps : 21-7, 17-14, 15-11, 14-9 (67-41).
Libramont : Jacob 6+2+4+4, Jourdan, Binamé 5+2+0+4, Paternoster 0+0+3+0, Jean 3+1+2+0, Lebel 0+2+0+2, Giberti 3+4+6+2, Charlier 4+6+0+2.


R1M
Andenne 82 – Libramont A 70
Très mauvaise opération pour les Libramontois. Non seulement ils se rapprochent des positions relégables, mais ils relancent Andenne dans la course au maintien.
Dimanche après-midi, les hommes de Laurent François n’ont jamais eu voix au chapitre. En cause : un premier acte catastrophique (31-13 !). « Il n’y avait pas de défense, commente l’assistant-coach John François. Andenne avait une réussite insolente. Et quand les Namurois rataient un shoot, ils prenaient le rebond.  » Dans le 2e acte, Libramont stoppe l’hémorragie, mais ne parvient toujours pas à marquer. À la pause, le score est sans appel : 49-26 ! « Le match était presque plié, avance John François. C’est la plus mauvaise mi-temps que j’ai vue depuis que Libramont joue en R1. Dans les vestiaires, Laurent a dit que nous étions un peu ridicules sur le terrain.  »
À la reprise, les Ardennais montrent un autre visage et reviennent à 15 points dans le 3e quart-temps, puis à 13 points dans le dernier acte. « Pas de quoi faire douter Andenne, constate l’assistant-coach. Nous avons montré ce que nous pouvions faire en 2e mi-temps, mais il était trop tard. Pas assez de joueurs ont répondu à l’attente.  » Poncelet, Legros et surtout Iliaens et Noël n’ont pas eu leur rendement offensif habituel.
Du coup, les Ardennais ne rentrent même pas à la maison avec l’average. « On y a pensé à trois minutes de la fin, commente John François. On ne se souvenait plus du score, mais on savait que le match aller avait été serré (NDLR : 77-72).  »
Le compteur de Libramont reste donc bloqué à neuf victoires. Derrière les Ardennais, Esneux et Andenne se tiennent en embuscade avec huit victoires, et Fleurus avec neuf victoires (et un match de plus). Les Libramontois sont en train de jouer avec le feu, car l’antépénultième place pourrait bien être synonyme de relégation.
Scores par quart-temps : 31-13, 18-13, 18-22, 15-22 (82-70).
Libramont A : M. Harvey, A. Harvey, Iliaens, Noël 0+3+7+2, Legros 0+2+0+0, Dubois, Poncelet 2+0+0+2, Godfroid 2+4+6+7, Chalon 6+4+7+9, Piette 3+2+2+2.


R2M
Genappe 63 – Libramont B 77
Avec cette très belle victoire, les Libramontois cèdent la lanterne rouge à Genappe.  Cerise sur le gâteau : les Ardennais sont en average positif sur les Brabançons. Ils ont fait la course en tête durant toute la rencontre, en comptant même jusqu’à 25 points d’avance (27-52) dans le 3e acte, après un cinglant 0-13 infligé à Genappe au retour des vestiaires. Pourtant, le match n’est paradoxalement pas tué.
Comme le week-end dernier contre Quaregnon, Libramont B mène de 17 points au début du 4e acte et voit à nouveau ses adversaires revenir comme un boulet de canon (63-66 à la 34’). « Genappe est revenu en shootant à trois points dans tous les sens, commente le coach Laurent François. Nous, on cafouillait face à leur pression défensive. Ce qui a permis à Genappe de revenir, les a finalement fait perdre. Ils ont continué à shooter à trois points, mais ils n’en ont plus mis.  » Legrand, Harvey et Gérard, principalement aux lancers francs, assurent la 4e victoire des Mauves. Les Libramontois ne sont plus qu’à quatre points de Braine et de l’antépénultième place.

Scores par quart-temps : 15-20, 12-19, 13-18, 23-20 (63-77).
Libramont B : Martin, Godfroid 2+7+6+7, Jadot, François, Lesgardeur 0+2+3+0, Legrand 7+4+0+5, Lacroix 0+0+1+0, Harvey 5+0+4+2, Gérard 6+2+4+6, Kroell Clausse 0+4+0+0.

Article du 06 mars 2016 (Lydie Picard)logolavenirrvb


Les Libramontoises envoient un message

Les Libramontoises (R2), leader de leur série, sont très facilement venues à bout de Pont-de-Loup, deuxième au classement (67-41), sans forcer leur talent et sans Inès Jadot (malade).

Elles ont tué dans l’oeuf ce match au sommet. Après trois minutes partagées (4-3), les Ardennaises se sont envolées à 14-5, puis 21-7 à la 10′. L’écart n’est jamais passé sous la barre des dix unités. Il a même grimpé à 49-23 dans le 3e acte. Pont-de-Loup n’a tout simplement pas eu voix au chapitre. Les Libramontoises, grandes favorites pour le titre, ont clairement envoyé un message au reste de la division. La première place leur semble désormais acquise.

Article du 05 mars 2016 (Jean-Michel Poncin)logolavenirrvb


Laurent François, après la victoire nécessaire du week-end dernier contre Mariembourg, Libramont se doit de confirmer à Andenne?

J’avais dit que je voulais un 2/2, pour éviter de vivre une fin de saison stressante. Si on gagne, on ne sera encore sûr de rien, parce qu’on ne sait pas exactement combien de descendants il y aura, mais ce sera très bien engagé.

Selon vous, combien de victoires faudra-t-il pour prolonger son bail dans la série?

Je pense qu’avec 10 victoires, ça peut le faire, mais il en faudra peut-être onze. Ça dépend aussi des résultats des autres. Moi, je vise le plus possible. Si on arrive à un bilan de 12 victoires et 14 défaites, je serai content. Cela résumera notre saison, faite de hauts et de bas.

Vous avez tiré un trait sur les play-off?

Non. Depuis toujours, quand on perd trois fois de suite, on parle de maintien, et quand on gagne trois fois d’affilée, on parle de play-off. On verra. Si on gagne à Andenne, c’est la priorité et ce ne sera pas facile, on pourra dire que le week-end prochain sera décisif. On ira à Sainte-Walburge (2e ex aequo) et on recevra Mont-sur-Marchienne (6e ).

La nouvelle salle, ce sera pour le 13 mars, contre Mont-sur-Marchienne?

J’espère, oui. Il reste les panneaux à installer. Même si on ne nous dit que samedi prochain qu’on peut jouer dans la nouvelle salle le lendemain, on y va. Les gars sont impatients.

Évoquons la prochaine saison. Fabien Rion et Rodolphe Legros ont déjà annoncé leur départ. Y en aura-t-il d’autres?

Il pourrait y en avoir un autre. Je n’attends plus que la réponse d’Arnaud Chalon. Il a eu des propositions pour aller jouer en D3 et il voulait un peu de temps pour les analyser. Je serai, bien sûr, content s’il reste. Sinon je respecterai son choix. Il sait très bien les avantages qu’il aura à rester à Libramont.

Quels avantages?

Il continuera sa formation, comme premier meneur. Et il aura du temps de jeu. Premier meneur, cela signifie un gros temps de jeu. Chez nous, il aura aussi une stabilité, puisqu’il connaît la maison, le coach, ses équipiers. C’est important pour un meneur.

Tous les autres joueurs resteront?

J’ai la confirmation de Noël, Iliaens, Poncelet, Piette, Godfroid, les deux Harvey. Et Damien Gérard avait déjà donné son accord. Ce sont des bonnes nouvelles. Je suis soulagé.

Vous allez devoir trouver l’un ou l’autre joueur. Déjà des pistes?

On a un accord avec Cédric Dethier (le fils de Jeannot Dethier), de Henri-Chapelle. Il va habiter à Jemelle, pour son travail. C’est un ailier-meneur, le même style de joueur que Fabien (Rion). Bon défenseur, un bon physique, capable de shooter. Ce n’est pas lui qui aura l’attention de la défense adverse, mais il ne faut pas le laisser tout seul, non plus. C’est un super-équipier. Il a le niveau de la R1 et il a l’expérience.

Vous cherchez encore quel type de joueur?

Plutôt un ailier, dans le même profil que Rodolphe, un poste 2-3. J’ai quelques pistes, mais rien de concret.

Article du 01 mars 2016 (Lydie Picard)logolavenirrvb


Le Libramontois Fabien Rion (37 ans) arrêtera le basket à l’issue de cette saison. Il n’a pas envie de terminer à un niveau plus bas.

«Il y a presque 100% de chances que j’arrêterai le basket à l’issue de cette saison », confie le Libramontois Fabien Rion. Qu’est-ce qui pourrait faire changer d’avis le trentenaire qui a été formé à Tintigny? «Normalement j’arrêterai, répond-il. M’entraîner une fois par semaine, ce n’est ni bien pour moi, ni pour l’équipe, même si elle l’accepte. En R1, pour être compétitif au niveau des automatismes et être efficace devant, tu dois t’entraîner deux fois par semaine. »

L’ailier libramontois serait-il personnellement déçu de sa saison? «Dans un sens oui, acquiesce-t-il. En m’entraînant une fois par semaine, je ne peux pas faire beaucoup plus. Mais je m’amuse bien. Je vois des gars que j’apprécie. Tous les week-ends, je revois des gars contre qui j’ai déjà joué.»

Fabien Rion a transité par Profondeville, le Spirou Charleroi, Tintigny, le Pall Arlon, Neufchâteau, Belleflamme, Neufchâteau, Tintigny… et Libramont. Des joueurs, il en a donc effectivement côtoyé un paquet. «Pour m’épanouir à nouveau sportivement, il faudrait que je m’entraîne deux fois par semaine, explique-t-il. Avec mon boulot, ce n’est pas possible. Ou alors, je n’ai plus aucune soirée à moi. Il faut faire des choix. » Et celui de terminer sa carrière en R2 ou en P1, le Libramontois a apparemment fait une croix dessus. «Sans vouloir cracher sur le niveau de la P1 auquel j’ai joué il n’y a pas si longtemps (NDLR: à Tintigny, en 2011-2012) et dont je vais souvent voir des matchs, ce n’est pas le niveau de jeu le plus sexy. Et pareil, il faut deux entraînements par semaine. Je pense que ce serait plus une prise de tête, qu’un plaisir. » On l’aura compris. À l’issue de cette saison, Fabien Rion rangera donc ses baskets au placard. En attendant, il compte bien continuer à prendre du plaisir en R1. Le maintien acquis? «Normalement, notre but ce n’est pas seulement le maintien, répond le Libramontois. On a prouvé en battant deux fois Sprimont qu’on peut battre tout le monde. Et si on perd contre plus fort que nous, ce n’est pas grave, du moment qu’on s’est donné à fond. »